Edito

Les entreprises et leurs personnels minimalisent de plus en plus l'information, en échangeant par exemple sur des réseaux sociaux publics (type Viadeo, Facebook...), ayant tendance aussi à tout « Googleliser » de manière non sécurisée... et donc, sans en mesurer le danger.

Au travers de cette utilisation mal maîtrisée des flux d'informations principalement déversés sur la toile, le danger de fuite n'en est que plus présent. Danger de captation et de traitement d'informations erronées, également.
L'entreprise doit par conséquent protéger l'information à l'intérieur même de son système économique, avant de ne plus pouvoir la contrôler, une fois à l'extérieur.

Quelle que soit sa taille, elle doit enfin être capable de se situer sur une cartographie tridimensionnelle (considérant les vecteurs : produit et concurrence dans un contexte
international, macro-économique), et organiser sa stratégie en tenant compte de ce positionnement.

La notion d'Intelligence Economique est ici forte de sens.
Mais parce que beaucoup y ont trouvé un attrait "très rentable", l'Intelligence Economique est aujourd'hui trop souvent "marketisée", ceci engendrant des conflits d'intérêts, une rupture de l'intégrité de l'information ainsi qu'un déséquilibre, voire une déformation de son image, de ce qu'elle est censée représenter, à savoir, un outil tactique au service de la stratégie.

Sans vouloir paraphraser les nombreux écrits sur le sujet, force est de constater encore aujourd'hui une ignorance, et même un désintérêt du management de l'information, par la majorité des acteurs économiques et sociaux qui font vivre et évoluer notre société.
Ces derniers sont pourtant en première ligne de la guerre de l'information, exposés à des attaques invisibles, potentiellement lourdes de conséquences.

Ceci nous amène à accepter la nécessité absolue d'une sensibilisation, d'une éducation ainsi que d'un accompagnement à l'IE auprès des organisations, comme l'entend Madame le Ministre de l'Intérieur, et dans le respect des préconisations faites il y a 6 ans dans le rapport Carayon.

La mission de VeilleSud repose sur ce constat.